Jeudi 9 septembre 4 09 /09 /Sep 09:00

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En septembre 2005, Les Garagistes de Tréméven chantaient chez Monique Mouveau et Frédéric Wolff, maraîchers bio, sis à Lannebert, jardin du Guivoas, à l’occasion de leur porte ouverte annuelle. Le concert avait lieu dans une des granges. C’est à cette occasion que l’idée est née :

La tournée « Les Garagistes de Tréméven visitent vos granges » commençait, avec, comme parrain, Jean-Claude Pierre, co-fondateur d’Eaux et Rivières de Bretagne et porte-parole du réseau Cohérence

« Une grange, un hangar… Sol de terre battue, sol de ciment, n’importe.

 

Planches installées sur des bidons, vieux tapis ou sacs à patates posés par terre feront l’affaire pour les plus jeunes, et quelques sièges hétéroclites (transats, fauteuil du grand père, chaise de jardin) pour les dos fatigués.

De sonorisation, point. Le public osera s’approcher tout près, tout près des saltimbanques pour mieux les entendre !

Les battants seront grands ouverts sur le soleil ou la nuit printanière.

Autour du site, se nichent certainement un fournil, une charcuterie, un potager. Selon l’heure et le lieu, les spectateurs (et consommateurs !) découvriront les gâteaux, le pain, les pâtés, la soupe, et aussi, le boulanger, la charcutière, les maraîchers ! »

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Il y a des moments comme ça dans la vie. Des moments rares où l’on est en partage. C’est comme une impression de se connaître depuis toujours.

Samedi dernier, c’était un de ces moments là, au Gaec Jardin et Pain du Guivoas. Les Garagistes de Tréméven étaient venus avec leurs chansons, leurs rires et leurs frissons. Jean-Claude Pierre était là aussi, avec quelques exemplaires de son livre et le plein d’énergie au service de la planète. Il y avait aussi des pains de la ferme, des confitures et des boissons de copains paysans, une table de presse, un four solaire où mijotaient des poires.

Cette tournée des granges, elle cheminait depuis plusieurs mois dans les esprits. Et voilà qu’elle a pris son envol. On aimerait lui souhaiter longue route dans d’autres fermes, dans d’autres lieux. Pour que se propage l’idée d’une culture différente. Pas la culture fermée d’une élite auto-proclamée. Pas la culture de la terre que l’on compresse, que l’on oppresse. Mais une culture où s’entremêlent des bouquets de chansons tendres et joyeuses, des liens qu’on tisse avec la terre dans la douceur, avec les autres. Des liens qui nous unissent pour faire avancer l’idée d’un autre monde laissant sa place aux désarmés et aux fragiles. « Ne pas parler de poésie en écrasant les fleurs sauvages », chantait naguère Barbara. Comme elle avait vu juste.

Cette mosaïque « agriculturelle », c’était le fil directeur de cette première tournée des granges. Nourrir son corps, nourrir la terre, nourrir son cœur, nourrir son âme, tout cela semblait réuni, ce 23 septembre. C’était un peu comme si, pour quelques heures, on s’était senti relié à la planète, au monde entier…

 

Par Frédéric Wolff artisan boulanger-artisan parolier

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Par OverBlog
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Mercredi 8 septembre 3 08 /09 /Sep 16:19

 

"J'ai filmé pour moi, sans projet particulier. J'ai appelé ce montage "petit film", parce qu'il est techniquement très imparfait mais me parle exactement de ce que j'aime quand je vois les Garagistes sur scène : la délicate équation entre humilité et travail, engagement et humour, bonne humeur et gravité. »

Cécile Dalnoky auteure graphiste.

 

Par garagistesdetremeven.over-blog.com
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Mercredi 8 septembre 3 08 /09 /Sep 16:11

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Les Garagistes de Tréméven ? Un drôle de groupe pour une drôle de chorale.

 

Mettons les choses au clair :

 

quand on leur parle de « chorale », elles lèvent les yeux au ciel,

quand on leur demande pourquoi ce nom, l’explication est aussi limpide qu’absurde : « parce qu’il n’y a pas de garage à Tréméven »,

quand on leur demande si l’absence d’hommes dans le groupe est un choix, elles vous répondent suavement « avez-vous déjà posé cette question aux centaines de groupes musicaux exclusivement masculins ? »

 

Tréméven ? C’est le village où elles répètent, dans l’ancienne école, mise à leur disposition par la mairie.

 

Leur âge ? Entre 35 et 70 ans, avec des variantes selon les jours et l’humeur du temps. Quand il fait froid et gris, elles sont plus âgées ; quand il fait beau et chaud, elles ont vingt ans de moins.

 

Leur répertoire ? La chanson francophone dans tous ses états, avec quelques belles pépites choisies parmi les auteurs compositeurs qui ne passent pas en boucle sur les radios mais enflamment les festivals (Debout sur le zinc, Karpatt, La Tordue…) et d’autres, qui nous ont laissé de beaux témoignages de leur passage sur terre (Brassens, Trenet, Ferré, le poète Gaston Couté…). Et puis il y a les chansons de Manuelle Campos, leur chef de chœur, et de Frédéric Wolff, l’ami artisan-boulanger-auteur.

 

Les thèmes ? Les mêmes que toutes celles et ceux qui ouvrent leurs grandes bouches, avec une tendresse particulière pour, non, contre, la xénophobie (comme « Le gros chat du marché » de Gilbert Lafaille), contre, non, pour… le purin d’ortie, les toilettes sèches. Revendiquent le ridicule, l’ironique, le « cuculapraline », et même, le grave, le mélancolique, le poétique.

 

Où se produisent-elles ? Partout où les humains aiment se rencontrer : potagers, jardins familiaux, granges, salles polyvalentes du village d’à côté, mais aussi salles de spectacle de petite jauge, cafés de pays, festivals etc.

 

Quelques exemples : lotissement écologique de Silfiac (56), grange de Monique Mouveau (maraîchère bio) à l’occasion de sa porte ouverte annuelle (22), festival Festivoix à Caen (17), Ploufragan (22) pour inauguration des jardins familiaux et de l’installation de composteurs dans la ville, auditorium du moulin de Blanchardeau (22), Concarneau (29) à l’occasion AG ADMR29, Kerganer, Ar Wid et autres cafés de pays, salle des Ursulines à Lannion etc.

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Manuelle Campos, chef-chef de c(h)œur

Par garagistesdetremeven.over-blog.com
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Mercredi 1 septembre 3 01 /09 /Sep 16:16

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Je vis à la Roche Jaune, au milieu d’un grand jardin, moitié sauvage et moitié cultivé (le jardin, je précise).

Quand je ne sème pas de graines de fleurs et de légumes, je fais du pain. Quand je ne m’émerveille pas devant un brin d’herbe, j’écris. Le problème, c’est qu’il y a beaucoup de brins d’herbe dans mon jardin. Si bien que j’écris trop peu à mon goût. Dans une autre vie, je vivais en région parisienne où il y a de moins en moins de brins d’herbe. C’est d’ailleurs un peu pour ça que je suis venu m’installer ici.

J’aime bien écrire pour les Garageos mais je vous le dis, trop d’attention à donner aux brins d’herbe, au levain, aux poules... Manu Campos attend désespérément que je concocte des paroles sur le thème du bilan de compétence. Mais ça va venir, surtout qu’un bilan de compétence, j’en ai fait un. Je m’y mets, promis, et si l’inspiration manque, j’essaierai le bilan d’incompétence.

J’en profite pour vous dire qu’entre deux fournées, j’ai fait un livre, ou plutôt, un livre audio, avec la musicienne et dessinatrice Brigitte Haloche, « Romain, le pain et les copains ». C'est l'histoire d'un enfant qui s'ennuie. Il aimerait avoir des copains. "Copains, copains...". Il répète ces mots à la façon d'une rengaine et voilà que dans co-pains, il entend le mot pain.

"Si je savais faire le pain, sans doute que j'aurais des copains ! »

Une initiation parsemée de rencontres avec un boulanger, un meunier, un paysan, un hérisson, des coccinelles...

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Par garagistesdetremeven.over-blog.com
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